
Quand une émotion est forte, ton corps réagit vite.
Ton cœur s’accélère, ta respiration change, tes pensées s’emballent.
Ces sensations peuvent être inconfortables.
Mais ressentir quelque chose d’inconfortable, comme des émotions «négatives » ne veut pas dire qu’il y a un problème.
Au contraire. Ces sensations sont des signaux pleins d’informations.
Ton corps fonctionne bien : il essaie d’attirer ton attention sur quelque chose qui compte pour toi.
Se calmer permet de ralentir la réaction automatique de ton corps qui s’est mis en mode « urgence ».
Même un court moment de calme peut aider ton corps et ta tête à redevenir assez disponibles pour observer, réfléchir et choisir quoi faire ensuite.
Se calmer, ce n’est donc pas fuir l’émotion.
C’est te donner une chance de reprendre du pouvoir sur ce qui se passe.

Voici plusieurs stratégies possibles.
Tu peux en essayer quelques-unes et garder celles qui te conviennent le mieux.
Ce que tu peux faire
Ces gestes peuvent être faits discrètement, même en classe.
Le ralentissement volontaire de la respiration aide à diminuer la réaction corporelle de l’inconfort vécu face aux émotions indésirables.
Cela permet au cerveau de sortir du mode « urgence » et de mieux réfléchir.
Inspiré des travaux de Sonia Lupien (2020) sur le stress et la réactivité physiologique et de James Gross (2015) sur la régulation émotionnelle.
Ce que tu peux te dire
Des phrases courtes et neutres peuvent aider à ralentir ce qui se passe dans ton corps sans nier ce que tu ressens.
Nommer et reformuler une expérience émotionnelle modifie la façon dont le cerveau la traite.
Cela peut réduire son impact sur toi et t’aider à reprendre du contrôle sur une situation.
Inspiré des travaux de James Gross (2015) et de Lisa Feldman Barrett (2017).
Ce que tu peux faire
Ces stratégies aident à ramener ton attention ici et maintenant, plutôt que dans des scénarios stressants.
Quand tu portes attention à quelque chose de concret, ton esprit s’emballe moins et tu te sens plus calme.
Inspiré des travaux de James Gross (1998, 2015) sur l’attention et la modulation des réponses émotionnelles.
Ce que tu peux faire
Les émotions se logent souvent dans le corps.
Relâcher une tension physique peut aider à calmer l’ensemble.
Les émotions s’accompagnent presque toujours de réactions corporelles.
En modifiant volontairement certaines tensions, on peut influencer l’intensité de l’émotion ressentie.
Inspiré des travaux de Lisa Feldman Barrett (2017) sur les émotions comme constructions corporelles et contextuelles.
Ce que tu peux faire
Ces stratégies utilisent la respiration et la voix pour aider le corps à ralentir.
👉 En classe, les sons doivent rester très discrets.
👉 À la maison, tu peux te permettre de chanter ou de fredonner plus librement si ça t’aide.
L’important n’est pas la stratégie elle-même, mais de trouver ce qui t’aide dans le contexte où tu te trouves.
Les sons et la respiration sont liés au système nerveux.
Chanter ou fredonner ralentit naturellement la respiration et peut activer des mécanismes de calme dans le corps.
Inspiré des travaux de Porges (2011) sur le nerf vague, de Thayer et Lane (2000) sur la régulation neurophysiologique, et de Fancourt et al. (2015) sur les effets du chant sur le stress.
Ce que tu peux faire
Ce choix volontaire est déjà une action.
Se percevoir comme capable d’agir sur ses états internes renforce le sentiment de contrôle et d’auto-efficacité.
Inspiré des travaux d’Albert Bandura (2001, 1997) sur l’agentivité et l’auto-efficacité.

Se calmer, c’est souvent la première étape pour comprendre ce que l’émotion veut te dire et agir autrement. Elle te prépare à la suite de la méthode COOL : s’observer, s’ouvrir à l’émotion et en tirer une leçon.
Clique pour la suite: