
Quand une émotion est désagréable, le réflexe est souvent de vouloir la repousser, l’ignorer ou se dire qu’on ne devrait pas ressentir ça.
Mais lutter contre une émotion demande beaucoup d’énergie et peut la rendre encore plus forte.
Les émotions ne sont pas des erreurs du corps. Ce sont des réactions normales à des situations qui sont importantes pour toi.
S’ouvrir à une émotion, c’est arrêter de se battre contre ce qu’on ressent et reconnaître que cette émotion est là pour une raison.
C’est une étape importante pour pouvoir avancer sans te juger.

S’ouvrir à une émotion, ce n’est pas aimer ce que tu ressens.
Ce n’est pas non plus te résigner.
C’est te dire, par exemple :
« Mon cœur bat vite. J’ai une boule dans le ventre. Je me sens tendu·e. »
Puis ajouter :
« OK. Mon corps m’envoie un message. C’est normal ce qui m’arrive. Mon corps me donne de l’énergie pour m’aider à réussir ce défi. »
S’ouvrir, ce n’est pas aimer l’inconfort.
Ce n’est pas non plus s’inquiéter ou paniquer.
C’est accepter que ton corps réagisse parce que quelque chose est important pour toi.
Reprenons l’exemple du problème difficile en mathématiques.
Après avoir observé la frustration dans ton corps, dans ta tête et dans tes actions, tu peux faire un pas de plus.
Au lieu de te dire :
« je ne devrais pas être frustré·e » ;
« je suis nul·le de me sentir comme ça ».
Tu peux te dire :
« je suis frustré·e, et c’est normal » ;
« ça me dérange parce que je veux comprendre et réussir ».
S’ouvrir à la frustration ne la fait pas disparaître, mais ça enlève une couche de pression et de jugement. Ça te permet de puiser dans cette énergie pour passer ensuite à l’action!
Avant un examen ou une présentation, le stress peut monter.
Dans ton corps tu pourrais ressentir :
Dans ta tête, peut-être que tu te dis :
« Et si j’échoue ? »
« Je ne suis pas prêt·e. »
Tu pourrais penser : « Ce stress veut dire que je ne suis pas bon·ne. »
Mais si tu t’ouvres à ce que tu ressens, tu peux te dire :
« Je ressens du stress, et c’est normal. Mon corps réagit parce que cette situation est importante pour moi et je veux réussir. »
Le stress n’est pas un signe que quelque chose ne va pas.
C’est un signal que ton corps se prépare à faire face à un défi! Ton corps est tellement bien fait qu’il te donne un boost d’énergie pour réussir!
Quand tu t’ouvres à une émotion :
Cette ouverture rend l’émotion plus facile à traverser et prépare le terrain pour comprendre ce qu’elle veut te dire et utiliser son énergie à ton service !
Les recherches montrent que les émotions sont des réactions normales du corps et du cerveau face à des situations importantes.
Quand tu prends le temps de :
il devient plus facile de t’ouvrir à l’émotion sans la vivre comme une menace.
S’ouvrir à ce que tu ressens aide ton cerveau à mieux traiter l’information émotionnelle et à passer d’une réaction automatique à une réponse plus réfléchie.
Les recherches montrent également que reconnaître et accepter une émotion réduit la honte et les jugements négatifs envers soi-même. L’émotion devient alors moins effrayante, parce que tu sais qu’elle n’est pas là pour te nuire, mais pour te transmettre un message.
S’ouvrir aux émotions t’aide à trouver des façons de mieux les gérer, ce que la fuite ne te permet pas de faire. Ce n’est pas un processus automatique, ça prend de la pratique, et la méthode COOL est là pour t’aider !
Inspiré des travaux de Reinhard Pekrun (2006) sur les émotions de réalisation et de Lisa Feldman Barrett (2017) sur le sens donné aux émotions.
Parfois, quand une émotion est forte, on commence à se juger soi-même :
Ces phrases peuvent sembler vraies sur le moment, mais ce sont des jugements sur toi, pas des faits.
Le psychologue Albert Bandura a montré que la façon dont on se perçoit influence directement ce qu’on ose faire et la façon dont on persévère.
Il parle d’auto-efficacité : c’est la croyance que tu as en ta capacité d’apprendre et de réussir une tâche.
Quand tu te dis que tu es incapable ou nul·le, ta croyance en ta capacité diminue.
Et quand cette croyance diminue, tu risques :
Bandura parle aussi d’agentivité : c’est ta capacité à agir sur ta situation plutôt que de la subir. C’est ton pouvoir sur toi-même.
Des jugements négatifs répétés peuvent te donner l’impression que tu n’as pas de contrôle.
À l’inverse, reconnaître que tu peux agir, même par un petit pas, renforce ton sentiment de pouvoir.
Autrement dit : la façon dont tu te parles peut influencer ce que tu fais ensuite.
Inspiré des travaux de Bandura (1997) sur l’auto-efficacité et de Bandura (2001) sur l’agentivité.

S’ouvrir prépare la dernière étape de COOL : Leçon à tirer, c’est-à-dire comprendre ce que l’émotion veut t’apprendre.
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