
Quand on apprend, ce n’est pas juste la tête qui travaille.
Les émotions sont toujours là, même quand on ne les remarque pas tout de suite.
Parfois, elles aident.
Parfois, elles prennent trop de place.
C’est tellement normal d’avoir des émotions et de ne pas toujours savoir quoi en faire.
Il est possible pour toi d’apprivoiser tes émotions et de t’en faire des alliées pour apprendre. C’est une bonne idée non?
Une émotion, ce n’est pas juste un mot comme stress, peur ou frustration.
C’est quelque chose qui se passe à l’intérieur de toi.
Quand une émotion arrive, elle se montre souvent de trois façons :
Ces trois éléments sont liés.
Mieux reconnaître tes émotions et les accueillir t’aidera à comprendre ce qui se passe… et à réagir autrement.
Le stress est une émotion très fréquente en contexte d’apprentissage.
Il apparaît quand quelque chose compte pour toi : réussir, comprendre, ne pas échouer.
Le stress n’est pas un défaut.
C’est un signal qui peut te donner de l’énergie pour apprendre, te dépasser, ou changer une situation qui te déplaît.
On peut parler de stress quand on ressent, par exemple :
Mettre des mots sur ce que tu ressens aide à clarifier l’émotion.
Le stress ne se vit pas seulement dans la tête.
Il se manifeste aussi dans le corps.
Selon les personnes, le stress peut se faire sentir de différentes façons :
Ces réactions sont automatiques.
Tu ne les choisis pas. Mais tu peux apprendre à les accueillir et même profiter de ce surplus d’énergie pour passer à l’action!
Quand le stress est présent, il s’accompagne souvent de pensées qui arrivent rapidement, parfois sans que tu t’en rendes compte.
Ces pensées peuvent ressembler à :
Ces pensées ne sont pas toujours vraies, mais elles influencent fortement ce que tu ressens… et ce que tu fais.
La science montre que les émotions jouent un rôle important quand on apprend.
Quand une émotion comme le stress est forte, elle peut prendre beaucoup de place dans le cerveau.
Le stress peut :
Le cerveau réagit à ce qu’il perçoit comme important ou risqué.
Il essaie de te protéger et de t’aider à agir.
C’est pour ça que tu peux :
Ce n’est pas un manque d’intelligence ou de volonté.
C’est une réaction normale face au stress.
Inspiré des travaux de Lupien (2020) et de Lupien et al. (2007) sur le stress et la réactivité physiologique, de Pekrun (2006, 2023) sur les émotions de réalisation, de Barrett (2017) sur la construction des émotions, et de Bandura (1997, 2001) sur l’auto-efficacité et l’agentivité.
La frustration est une émotion très fréquente quand tu apprends.
Elle apparaît souvent quand :
La frustration n’est pas un défaut.
C’est un signal.
C’est un signal qui peut te donner de l’énergie parce que quelque chose est important pour toi : comprendre, réussir, progresser.
On peut parler de frustration quand on ressent, par exemple :
Mettre des mots sur ce que tu ressens aide à clarifier l’émotion.
La frustration peut se manifester dans ton corps :
Ces réactions sont automatiques.
Elles ne veulent pas dire que quelque chose ne va pas chez toi.
Ton corps réagit parce que la situation compte pour toi.
Quand la frustration est là, certaines pensées peuvent apparaître :
Tu peux aussi avoir envie d’abandonner.
Cette envie est normale : la frustration est inconfortable, et ton cerveau cherche à arrêter ce qui est désagréable.
Mais ces pensées ne sont pas des faits.
Ce sont des réactions à l’émotion.
Les recherches montrent que les émotions comme la frustration apparaissent souvent quand on accorde de l’importance à une tâche et qu’on a l’impression de ne pas avoir assez de contrôle sur la situation.
Quand on croit que l’on peut progresser, la frustration peut devenir une énergie qui pousse à essayer encore.
Mais si on se dit que l’on n’est pas capable, la frustration peut mener à l’abandon. C’est pour ça qu’il faut faire bien attention à ce qu’on croit au sujet de nos émotions.
Observer ta frustration et comprendre ce qu’elle signifie peut t’aider à retrouver un sentiment de contrôle et à choisir une action plus aidante.
Inspiré des travaux de Pekrun (2006, 2023) sur la théorie contrôle-valeur et de Bandura (1997, 2001) sur l’auto-efficacité.

Arriver à mieux comprendre ta frustration, ton stress ou toute autre émotion ne veut pas dire qu’elle va disparaître.
Mais quand tu arrives à reconnaître ce qui se passe dans ton corps, dans ta tête et dans tes pensées, tu as déjà plus de pouvoir sur la situation.
Ton émotion peut alors devenir un signal utile, plutôt qu’un obstacle qui te bloque.
C’est exactement ce que propose la méthode COOL ton émotion :
apprendre à réagir autrement quand une émotion prend trop de place.